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NOTRE HISTOIRE

 

Avant 1939

 

  Vierville-sur-Mer connut son essor touristique au début du 20ème siècle quand des voies de trains et de tramways se firent construire en Normandie. Hôtels, restaurants et villas apparaissent donc sur le bord de mer de la commune comme en témoignent ces cartes postales :

 

Ci-dessus, la Maison Gambier que les Normands surnommaient la maison « la villa Gambier » ou « la Folie Gambier », du nom de son propriétaire.

 

Durant l’Occupation allemande

 

  Pour se protéger de toute attaque ennemie, Hitler décide de construire une ligne de défense à l’ouest de l'Europe, que la propagande nommera « Mur de l’Atlantique ». Cette ligne ressemble plus à un collier de perles qu’à un véritable mur, les perles étant les fortifications. Celles-ci se composent de bases sous-marines, de ports transformés en forteresses (comme Cherbourg), de batteries d’artillerie côtières (comme la Pointe du Hoc ou Longues-sur-Mer), d’obstacles sur les plages et de nids de résistance (en allemand Widerstandsnest abrégé en WN).

  Le WN73 est le point d’appui allemand le plus à l’ouest de Vierville-sur-Mer. Il fut construit autour de la maison Gambier, abandonnée par la population locale lors de l’installation des troupes allemandes. Il comprend une casemate (= bunker) pour canon de 75mm, plusieurs abris, des tobrouks à mortiers, des mitrailleuses et un observatoire d’une grande aide pour les artilleurs dans l’ajustement de leurs tirs face à l’ennemi.

  Les bâtiments bleus correspondent aux propriétés françaises de la famille Gambier d’avant-guerre. Il ne reste aujourd’hui plus aucune trace de ces deux structures.
  En rouge sont représentées les fortifications allemandes du WN73. Aujourd’hui, les deux tobrouks anti-aériens, le bunker et quatre abris sont visibles du sol. L’observatoire est quant à lui uniquement visible par la voie des airs. Quant au reste, ils sont soit enterrés, soit recouverts entièrement de végétation. A l’époque, toutes ces structures étaient reliées entre elles par des tunnels souterrains ou des tranchées.

 

Le Débarquement

 

  Sur ces 7km de plage que l’on surnomme Omaha Beach, l’objectif américain est de sécuriser les communes de Vierville-sur-Mer, Saint Laurent-sur-Mer, Colleville-sur-Mer puis de faire la jonction avec les Américains ayant débarqué sur Utah Beach et les Britanniques ayant débarqué sur Gold Beach. Après d’intenses bombardements alliés durant la nuit, ce sont 34 250 soldats américains et 3 300 véhicules qui débarquent en 6 vagues de 30 min d’intervalle.

  Dans sa mission, la Compagnie C du 2ème Bataillon de Rangers américain devait débarquer à l'extrémité Ouest de la plage de Vierville dans le but final de « nettoyer » la zone jusqu’à la Pointe du Hoc. Le programme prévoyait 2 heures pour que la Cie C accomplisse cette mission. Tout dépendait de la Compagnie A/116 qui devait s'assurer du bourg de Vierville. Mais la compagnie A/116 avait été détruite à même la plage !

  Sur les 64 Rangers de la compagnie C du 2ème Bataillon, 31 parviennent, à 6h45, au pied de la falaise où se nichait le WN73. Seuls, sans possibilité de renfort… Le commandant de la compagnie C, le capitaine Goranson, se souvient avoir réussi à atteindre la base de la falaise : « Traverser la plage était comme un rêve, tous les mouvements du corps et de l'esprit étaient automatiques." 

  La falaise fait 30 mètres de hauteur et les soldats allemands commencent à tirer à coups de mortiers et de grenades. Les Rangers se décalent donc de 300 mètres vers l’ouest et grimpent jusqu’au haut de la falaise. Sur leur gauche apparaît la villa Gambier qu’ils surnommeront dès lors « la Maison Fortifiée ». Apercevant les fortifications allemandes du WN73 vues précédemment, le capitaine Goranson décide de neutraliser cette position avant de se diriger vers la Pointe du Hoc. Le combat dure jusque début d’après-midi quand les Rangers finissent par neutraliser les mortiers et autres positions grâce notamment à des grenades au phosphore. Finalement, à 13h la vallée de Vierville est aux mains des troupes américaines.

 

 La création du camping :

 

  La guerre terminée, la vie reprend son cours. Les vestiges du port artificiel utilisé des Américains retiennent désormais de nombreux poissons et crustacés. Les estivants peuvent quant à eux se délecter d’une pêche à pied ou à la ligne très prolifique avec moules, tourteaux, carrelets ou soles. Les touristes affluent à nouveau et parmi eux, les amateurs de camping sauvage. Le WN73 se voit donc désormais occupé par des campeurs privilégiant liberté, calme et nature au confort.

  Quand en 1970, le camping sauvage se voit interdit, un nouveau camping voit le jour avec 3 blocs sanitaires, une épicerie et une capacité d’accueil de 600 campeurs. 

  Changeant plusieurs fois de propriétaire, le camping connaîtra des travaux de rénovation en 2011, 2017 et 2018.